Choses vues

visuel-atelier-ecritureatelier d’écriture le 26 novembre 2016

Dans le cadre de l’exposition En double compagnie, La librairie Torcatis organise un atelier d’écriture dans l’espace galerie ; le samedi 26 novembre à 15h, un rendez-vous est donné au public avec les artistes pour un atelier d’écriture poétique dans les parages de l’expo Choses vues, animé par Joëlle Cordesse, militante d’éducation nouvelle et sémioticienne, en collaboration avec le groupe français d’éducation nouvelle.

Vivre une expérience de création dans les parages d’une œuvre plastique (l’exposition En double Compagnie – Hélène Peytavi et Muriel Valat-b à la librairie Torcatis) et interroger la démarche universelle de création et comment elle met en lumière des comportements humains.

Faire le pari que nous sommes tous créateurs.

Écrire pour voir, écrire pour percevoir, écrire pour vivre et faire exister l’émotion esthétique en la conscientisant : une émotion au carré, dédoublée, redoublée dans la prise de risques de la socialisation.

L’atelier « choses vues » nous convie à un Voyage en écriture, munis d’un « carnet de bord », nous effectuons d’abord une visite de l’exposition, un temps de collecte de mots.

Que se passe-t-il quand je visite l’exposition avec mon « carnet de bord », comment les mots m’aident-ils à « voir », stimulent-ils la perception, font ils exister la sensation ?

Comment je visite l’exposition et quel chemin de création cela stimule-t-il en moi ?

Une expérience personnelle intime mais vécue dans le groupe, en lien avec les autres et en lien avec l’écriture des autres (temps de socialisation des choix personnels) et comme moment de l’aventure littéraire du monde.

Librairie Torcatis, 10 Rue Mailly, 66000 Perpignan, téléphone : 04 68 34 20 51

Pour en savoir plus sur le GFEN

http://www.gfen.asso.fr/fr/accueil

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Le carnet dans tous ses états

Table ronde le 12 novembre 2016 à 17 heures

À l’occasion de l’exposition En double compagnie de Muriel Valat-b et d’Hélène Peytavi, une table ronde se tiendra le 12 novembre 2016 à 17 heures à la librairie Torcatis, en présence des artistes et avec Sylvie Mouysset, historienne, Richard Meier, éditeur, Serge Bonnery écrivain ; elle sera animée par Roger Coste, libraire.

Carnet de campagne, carnet objet, carnet d’artiste, carnet de gravures, carnet de saisons, carnet de travail, agenda, carnet intime, livre de comptes, carnet de voyage, carnet de recettes, livre de raison, de déraison, écrits du for privé, carnet secret, carnet textile jusqu’au carnet numérique : le carnet dans tous ses états.

Le carnet comme support début d’un branle-bas de combat, l’amorce d’un récit, les traces d’une expérience qui recèle de multiples facettes : le début d’une nouvelle, une esquisse balbutiée, un laboratoire de mots, des croquis sur le vif, des rages, des coups de cœur, une pléiade d’instantanés narratifs, ou pas, des tentatives, d’ébauches, de notes et notations, de dessins, comme autant de déclinaisons et de possibles engrangés.

Seront abordés les rives du cahier, des écrits intimes, les dessous et les arrières boutiques de la création, le carnet comme processus de production, comme rapport au réel. On y échangera sur l’éditorialisation de soi comme possible renouvellement de l’écriture et de la lecture et nouvelles formes de structuration et de circulation des œuvres. On y parlera de l’édition d’art comme objet en soi, de ses exigences à la recherche du public.

Une belle rencontre où le public est invité à venir muni de ses propres carnets. N’hésitez pas à pousser la porte de la librairie Torcatis le 12 novembre prochain à 17 heures, avec vos propres carnets ! La compagnie vous attend pour un échange autour de ces pratiques!

Pour en savoir plus sur les intervenants :

Sylvie Mouysset

http://framespa.univ-tlse2.fr/actualites/pratique/annuaire/mouysset-sylvie-24340.kjsp?RH=acteurs

Muriel Valat-b

https://matininterieur.wordpress.com/2014/11/09/fil-rouge/

Hélène Peytavi

http://helenepeytavi.blogspot.fr/?view=mosaic

Serge Bonnery

http://lepervierincassable.net/

Richard Meier

http://www.voixeditions.com/

Roger Coste

http://www.librairietorcatis.com/

Librairie Torcatis, 10 Rue Mailly, 66000 Perpignan, téléphone : 04 68 34 20 51

Fil rouge

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Muriel Valat-b

Certains artistes travaillent « en musique » ; je travaille « en poésie ». Mon travail plastique chemine en compagnie de la poésie. Un mot, une phrase, une association de mots imprévisible, une atmosphère, inspirent un trait, une tache, une texture, une nouvelle combinaison de couleurs, des fragments d’images, suscitent un geste, une action, encouragent un assemblage de matériaux, la découverte d’un nouvel outil.

La poésie m’offre ses audaces, m’invite ailleurs et pourtant me rassemble là où je suis, nourrit « ma vie profonde »,me surprend, m’émeut, éveille ma perception, met mon esprit en vacance, ouvert aux surprises qui s’invitent sur la toile, sur le cuivre, sur le bois.

En retour, une tache de couleur, un trait d’eau-forte, une ébauche va partir à la recherche d’un mot, d’une phrase, d’une image dans un poème. Une rencontre, un dialogue, qui m’aident à faire apparaître ce que je ne vois pas.

En cette double compagnie, « Proches de plus en plus me deviennent les choses et les images, toujours plus vues » Progrès de R.M. Rilke dans le « Livre d’images »

Pour en savoir plus sur Muriel Valat-b

https://matininterieur.wordpress.com/

Le dessin, c’est juste ce qui est devant soi

Hélène Peytavi

L’amour est sur la mer, où sont les vignes les plus vertes; et les dieux courent au raisin vert, les taureaux aux yeux verts chargés des plus belles filles de la terre.

Saint-John Perse, in Amers

Le dessin, c’est juste ce qui se trouve juste devant soi. Je dessine depuis mon enfance. Terrain d’expérimentation, le dessin n’est pas intimidant. Mieux, il force à l’intimité. En dessinant, on commence par entrer en soi, sa propre vision s’impose, croit-on. Mais au final, par un tour de passe-passe, c’est le monde qu’on donne à voir. Au départ, il y a l’œil. Je m’interroge toujours sur la forme et la couleur, le support et le matériau. Je pense, je ressens, je vois en images et je les transpose. Tout m’intéresse : une ambiance, une lumière, une couleur, une qualité d’air, une étendue, une silhouette, une ombre, la pluie, le vent, un visage, un espace.

Tout est vivant : la mer, la montagne, le temps qu’il fait … Je m’intéresse à ce qu’offre la vie. Je travaille à partir de cette matière, à lui donner forme.

Le dessin autorise un rapport non bridé au geste. L’atelier est un gigantesque espace libre où on peut aborder les choses de manière ludique. Ce qui amène un travail de séries, dans l’obsession du motif.Pour l’exposition, je me rends disponible à la compagnie en proposant des séries en couleur sur papier, autant de « planches de coupes » du réel.

 

Pour en savoir plus sur Hélène Peytavi

http://helenepeytavi.blogspot.fr/

 

 

 

 

En double compagnie

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exposition à la librairie Torcatis du 5 au 26 novembre 2016

La librairie Torcatis reçoit Muriel Valat-b et Hélène Peytavi pour un accrochage commun dans l’espace galerie : En double compagnie

Vernissage samedi 5 novembre 2016 à partir de 18 heures

Exposition du 5 au 26 novembre 2016, du mardi au samedi de 09:30–13:00, 14:00–19:00, le lundi 14:00–19:00, fermé le dimanche.

Librairie Torcatis, 10 Rue Mailly, 66000 Perpignan, téléphone : 04 68 34 20 51

Le trait à l’œuvre, sans complexe. Muriel Valat-b et Hélène Peytavi sont des ferrailleuses de la gravure et du dessin ; elles accumulent les échos lointains de la narration, superposent les gestes, les déchirures, assemblent les matières et les couleurs et travaillent à des expériences où l’intuition se mêle aux visions. Chacune à sa manière, chacune avec sa sensibilité. La rencontre entre les deux a 30 ans. L’une grave, l’autre dessine.

Depuis quelques années, le travail de graveur de Muriel Valat-b (essentiellement taille douce mais aussi linogravure, xylogravure et matériaux synthétiques) se déploie en compagnie de la poésie et particulièrement celle de Rainer Maria Rilke. Hélène Peytavi, quant à elle, dessine depuis son enfance. Ses images sont la trace sensible d’une ouverture sur le réel. Depuis 30 ans, la pratique commune du dessin s’est exercée ensemble dans la proximité des ateliers de Paris. Puis, géographie oblige, Muriel Valat-b et Hélène Peytavi ont continué à construire leur communauté d’art à distance, entre Berlin et Paris, puis Planèzes et Paris, et aujourd’hui, elles proposent de donner à voir leur rencontre par une proposition commune d’accrochage de leurs travaux dans la galerie de la librairie Torcatis.

Elles proposent pour la première fois de réunir leur travail en prenant le risque de l’expérience des contraires. Pour l’une, l’accrochage chez Torcatis est l’occasion de tracer plus profondément ses sillons comme autant de tentatives pour ne pas perdre le nord, pour l’autre d’exposer sa pagaille créative. Tout en prenant le pari de réussir une seule et même exposition.

Un pari qui repose sur leur conception commune du trait et du rapport qu’elles entretiennent aux textes. Un rapport nourricier, fructueux, à la fois structurant et déstructurant. En cette double compagnie, Proches de plus en plus me deviennent les choses et les images, toujours plus vues Progrès de R.M. Rilke in Livre d’images.

Pendant l’exposition, les artistes sont disponibles pour recevoir le public dans la galerie de la librairie.

Par ailleurs, tout au long de l’exposition, En double compagnie se décline En bonne compagnie, autant d’évènements associés à l’installation commune dans la galerie de la librairie.

Différents intervenants sont invités autour des deux artistes :

Le 12 novembre à 17 heures pour une table ronde Le carnet dans tous ses états avec Sylvie Mouysset, historienne, Richard Meier, éditeur, Serge Bonnery, écrivain, animée par Roger Coste, libraire.

le samedi 26 novembre à 15h, un rendez-vous est donné au public pour un atelier d’écriture poétique dans les parages d’une expo Choses vues, animé par Joëlle Cordesse, sémioticienne, militante de l’éducation nouvelle.

Merci à Antonio Mendes da Silva pour la réalisation de l’affiche de l’exposition

À la volée

 

À la volée, visite guidée de l’exposition, le jeudi 24 novembre 2016 à 18 heures à la librairie Torcatis

Il s’agira de lever un bout du voile sur cette étrange compagnie. En fait, tout simplement dire comment l’imaginaire s’adosse à la poésie. Pas n’importe laquelle ! Pour l’exposition à la librairie Torcatis, nous avons choisi chacune notre compagnonnage, Jean-Claude Pirotte pour l’une, Ajoie (2012), Ilse Aichinger pour l’autre, Le jour aux trousses (1978).

Un pas est franchi dans le compagnonnage : la poésie non plus seulement compagne, mais carburant, matière première du geste pictural. Nous faisons subir aux mots de Pirotte et d’Aichinger des transformations physiques, matérielles avec nos propres modes d’expression : le trait, la gravure, le relief et le creux, la couleur que nous appliquons avec gourmandise et une joie enfantine aux textes choisis. Chacune à sa manière mais avec la même volonté de transformation et de bascule du langage littéraire ou poétique vers une autre forme : une forme visuelle en train de s’inventer. C’est l’occasion d’inventer, d’expérimenter, de transformer et de matérialiser l’écho des mots des poètes dans notre travail. La librairie Torcatis comme terrain de jeu de cette expérimentation qui n’a pas dit son dernier mot !

Comme écrit Ilse Aichinger, « et parfois j’entends claquer les portes à deux reprises / dont une fois en rêve… ».

Ces réflexions sur nos modes de production ne constituent pas le thème a priori de En double compagnie mais elles rendent possible un partage sur l’art, la poésie, le rapport au livre, la reproduction, la percolation entre les modes d’expression. Soyez les bienvenus.

À l’école de Babel, tous polyglottes

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Apprendre et enseigner l’intelligence des langues

Joëlle Cordesse

 

lettre mensuelle électronique du CIEP (Centre International d’Etudes Pédagogiques)

Pour l’auteure, apprendre une langue étrangère est une aventure de la personnalité. Partant de ce postulat, elle s’appuie sur ses expériences d’enseignante, ses recherches et les projets qu’elle a menés pour mettre en évidence la singularité de l’apprentissage/enseignement des langues en invitant à passer d’une logique des contenus à une logique des relations. Le livre, très original dans sa conception, propose à la fois des outils conceptuels, théoriques et pratiques pour favoriser une autre approche de l’enseignement des langues étrangères. Elle explique, en référence au philosophe Peirce, le renversement qu’il faut opérer pour qu’enfin les langues des autres cessent d’apparaître comme des territoires réservés, inaccessibles sans une longue et difficile initiation. Elle fournit des synthèses en fin de chapitre et propose des démarches pédagogiques directement applicables.

 

L’Educateur, revue du Syndicat des Enseignants Romands

n°3, 6 mars 2009 p. 8 : J’éduque, donc je lis ! par Etiennette Vellas

« Toute langue est nôtre. merci. » En refermant le livre, je n’ai eu qu’une envie, reprendre cette émouvante déclaration d’un élève, faite en conclusion d’une rencontre de classes multilingue. Ces mots disent le renversement que ce livre parvient à opérer dans nos têtes : réaliser que les langues des autres ne sont pas des territoires réservés, inaccessibles sans une longue et difficile initiation, que seuls réussissent les « doués », ceux qui ont un « sens des langues », une bonne « oreille ». « Le don des langues, ça s’apprend ! » nous dit Joëlle Cordesse. mieux, elle le prouve, du début à la fin de son livre, en faisant référence à Peirce. dans une langue riche et avec un enthousiasme communicatif, elle nous montre comment les élèves les plus passifs ou timorés deviennent curieux face aux langues. Quand ils peuvent, en pleine démarche d’apprentissage, se vivre solidairement intelligents et créateurs.

Joëlle Cordesse dédicacera son livre samedi 26 novembre 2016 à 18 heures à la librairie Torcatis.

« L’essentiel, en effet qu’est-ce que c’est que ça ? le banal, l’anodin, la déroute quotidienne, voilà l’essentiel. »

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Jean-Claude Pirotte

Ajoie

aux Éditions de La Table Ronde

« Les saints les plus passionnants sont ceux dont l’existence n’est attestée que par la tradition populaire. C’est le cas de saint Fromond, sur le plateau de l’Ajoie, un terroir du Jura suisse (…). J’ai voulu connaître le paysage où s’est déroulée, au temps du colombanisme, la vie rêvée de saint Fromond. Nous avons séjourné là, ma compagne et moi, sous l’invocation du saint, pendant des mois.

Peut-être ai-je réussi à redonner vie à Fromond, ermite du désert, qui m’a secrètement invité à le redécouvrir, dans un mélange de foi et de paganisme. » 

Jean-Claude Pirotte.

Depuis deux années, le recueil de poèmes Ajoie de jean-Claude Pirotte a pris sa place dans l’atelier.

Conversation quotidienne.

Fromond parle,

« il y a dit l’ermite une façon de dire

ici ou là ce que je dis importe peu

la prière n’est qu’un murmure de ruisseau

écoute aussi le psaume du vent dans les saules »

parfois je l’écoute,

« Fromond se penche le silence

est venu comme par magie »

Sur France culture :

Hommage au poète Jean-Claude Pirotte  :

http://www.franceculture.fr/personne-jean-claude-pirotte

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« Trempant sa plume dans les contes bleus du vin, dans le sang des jours, Pirotte est notre grand écrivain errant.
Il ne se pose que très rarement, jalonnant sa route étoilée d’auberges et parfois de combes, et il ne laisse traces de passages que par ses aquarelles laissées en paiement au patron, de plis perdus, de livres abandonnés, de fonds de tiroir ressortis pour vivre un peu de pain aussi.

Parmi tous ses livres qui, un jour, ont heurté nos vies minuscules, il faut citer:
Pluie à Réthel,Un été dans la combe, Sarah, feuille-morte, Récits incertains, L’épreuve du jour, Plis perdus et le déchirant Il est minuit depuis toujours.

Et surtout il émane de lui cette fraternité chaude qui en fait notre plus proche voisin en angoisses et en nuits recourbées :
« Je tempère l’angoisse et la noirceur avec l’humour. Je trouve qu’il est toujours plus facile de parler de son angoisse que de son bonheur ; d’où mon désir de lumière. Grâce aux ombres je parviens à atteindre une lumière. S’il n’y a pas de contraste, il n’y a rien… Et cela aussi bien en littérature qu’en peinture. »

Gil Pressnitzer

http://www.espritsnomades.com/sitelitterature/pirotte/pirotejeanclaude.html

 

© Éditions de La Table Ronde, 2012

Le carnet comme arrière-boutique de la création

 

Hélène Peytavi

Depuis longtemps, le carnet m’accompagne. Nulle dies sine linea. Comme on se lave les dents, comme on respire, j’ai voulu m’obliger à une hygiène quotidienne qui délie la main et la tête. Le résultat n’est jamais garanti. Peu importe. C’est le process qui compte.

Mais la promesse ne sera pas tenue, au jour le jour ; pourtant la pratique du carnet reste profonde, c’est là que je laisse ma trace, sans crainte, dans l’intimité de l’objet.

Depuis quelques années, le carnet a pris une forme nouvelle. Celle d’un cahier atelier, un cahier peinture à remplir que j’effeuille, défolie, ré agence  en désobéissant au rythme des pages dans une sorte d’extraterritorialité d’un carnet.

Le trait devient plastique. La page se gorge de couleur. Measure for Measure. Cette pratique du carnet relève plus du geste de la jouissance picturale. On est dans la peinture et la couleur. Le carnet tient lieu d’atelier.

 

 

 

 

L’Épervier Incassable, dans l’atelier de Serge Bonnery

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Intention

« Ce que j’écris n’est pas écrire, c’est se préparer à écrire quelque jour impossible« , disait Paul Valéry dans Ego Scriptor.

Le site web a une fonction : témoigner de mes incursions d’écriveur – au sens donc que Paul Valéry donnait à ce néologisme – en web littérature. Une écriture – sur le mode du work in progress – dans le tâtonnement de l’instant. Lecteur, je suis attiré par les carnets/journaux d’écrivains. L’envers du décor. Ce que la pratique du web m’amène : le partage dans l’obligation de faire (poeien), la possibilité pour l’écriveur d’avancer en se défaisant du « fait » qui, une fois publié, ne lui appartient plus en propre, pratique qui, en ce qui me concerne, constitue un véritable aiguillon dans le travail.

« Ce que j’écris n’est pas écrire… »

Le titre L’épervier incassable est emprunté à un poème d’André Breton (recueilli dans Clair de Terre).

http://lepervierincassable.net/

Serge Bonnery, écrivain, sera présent à la table ronde, animée par Roger Coste à libraire Torcatis le 12 novembre 2016 à 17 heures, à l’occasion de l’exposition En double compagnie de Muriel Valat-b et d’Hélène Peytavi.

 

 

Dans l’univers des éditions Voix de Richard Meier

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Chez voix éditions, à découvrir la vive et prompte collection Firebox, mise en boite d’artistes en petit format

http://www.voixeditions.com/?page_id=1295

En contre point, la sobre collection Poésie Firebox au look zen, pied de nez à la mise en exergue d’image

http://www.voixeditions.com/?p=2412

Et dans la collection Voir comme on pense, le « carnet de 1948 » de Jean Rouch, qui réunit textes et images de l’ethnologue dans un très bel objet carnet.

 http://www.voixeditions.com/?product=rouch-jean

Richard Meier, éditeur, sera présent à la table ronde, animée par Roger Coste à libraire Torcatis le 12 novembre 2016 à 17 heures, à l’occasion de l’exposition En double compagnie de Muriel Valat-b et d’Hélène Peytavi.

Librairie Torcatis

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On ne peut venir à Perpignan sans pousser la porte de la librairie Torcatis. Ce lieu fut fondé en 1945 par la veuve de Louis Torcatis, résistant tombé sous les balles en 1944. Depuis plus de 60 ans que cette librairie existe, l’espace s’est considérablement agrandi. Depuis plusieurs années, Brigitte et Roger Coste dirigent les lieux et ont su donner à cette institution perpignanaise une très belle aura et une forte identité. Avec plus de 50 000 volumes, la librairie Torcatis offre un choix considérable et ce, dans tous les domaines. Au rez-de-chaussée la littérature,la BD, la poésie, les sciences-humaines, l’histoire régionale, les beaux livres et une très belle collection de Pléiades. Au premier étage, les livres jeunesse, les activités créatives, la santé et les livres de voyages,le parascolaire tandis qu’au dernier étage, une grande salle accueille de nombreuses rencontres, dédicaces et expositions. La librairie participe et anime un nombre incroyable de manifestations in situ mais aussi hors les murs : Salon de Collioure, déjeuners littéraires à la médiathèque de Perpignan, festival de BD…


Horaires : le lundi de 10h à 19h, du mardi au samedi de 9h30 à 19h.


Responsables : Brigitte et Roger Coste

10 rue Mailly
66000 PERPIGNAN
Tél : 04.68.34.20.51
Fax : 04.68.35.48.71
Email : librairie.torcatis@wanadoo.fr
Site internet : www.librairietorcatis.com

Label LIR (librairies indépendantes de référence, label attribué par le Ministère de la Culture)

For privé

for-prive-livre-visuelLes Écrits du for privé en France

ISBN : 978-2-7355-0824-2

Collection : Orientations et méthodes 

Sous la direction de Jean-Pierre Bardet et Francois-Joseph Ruggiu

avec la participation de Sylvie Mouysset

Dans son livre de raison, son diaire, ses mémoires, son journal intime, on compte et on raconte. Les écrits personnels, simples feuilles volantes ou recueils richement reliés, renferment les traces d’une prise de plume sur soi, sur les autres, sur le monde. Ils sont aussi les témoins de la pénétration progressive de l’écrit dans tous les groupes de la société et de l’intense circulation de représentations et modèles culturels.
Remarquables sources d’informations sur le quotidien depuis la fin du Moyen Âge, ces textes enrichissent la réflexion sur l’économie domestique, la famille, les relations sociales, le corps, les sentiments, l’identité. Ils suggèrent une autre manière de faire de l’histoire, plus près des personnes, de leurs perceptions, de leurs émotions et de leurs actions.
Aboutissement d’un travail d’une dizaine d’années soutenu par le Centre national de la recherche scientifique et l’Agence nationale de la recherche, cet ouvrage collectif propose, à travers un ensemble d’études historiques et d’orientations méthodologiques, un regard nouveau sur l’individu et la famille au sein de la société.

Jean-Pierre Bardet est professeur émérite de l’université Paris-Sorbonne, spécialiste de la démographie historique et de l’histoire des populations.
François-Joseph Ruggiu est professeur à l’université Paris-Sorbonne, spécialiste de l’histoire des sociétés européennes et coloniales.

 

Le carnet : histoire d’un fragment de soi

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Sylvie Mouysset

« Confier à ce carnet mes pensées, au jour le jour. Le peu d’extravagance qu’elles peuvent parfois présenter (je songe en particulier à ce que j’écrivais hier) paraît plus excusable ici qu’il ne le serait dans un livre − lequel je ne suis, du reste, nullement certain de pouvoir écrire. » A. Gide, Journal, 1931.

De petit format, toujours à portée de main, « que l’on porte avec soi » dit le dictionnaire de l’Académie en 1762, le carnet est, à l’origine, un petit cahier de quatre pages au moins (quaternetum) sur lequel tout négociant tenait ses comptes serrés.

D’usage devenu courant chez tout individu souhaitant noter sans attendre la moindre de ses idées (doute, désir, sentiment, événement à ne pas oublier, question sans réponse, abandon à soi-même…), le carnet est un objet familier qui appartient à notre univers quotidien dès le XVIe siècle. Par la suite, il se décline en différents modèles pour des usages plus précis : carnet de notes, de dessins, de voyages, de comptes, carnet de santé, de bal ou de chants et, ne l’oublions pas, carnet de recherche… Ses formes sont multiples et ses usages extrêmement variés, au gré des envies de son détenteur qui fait de lui ce qu’il veut et le façonne à sa guise, avec ou sans couverture, simplement cousu ou richement relié.

Au XVIIe siècle, au détour d’un inventaire de biens après décès, on le découvre dans la poche de la robe de chambre du défunt ou dans le tiroir de son cabinet. Le plus souvent, sa destruction est inéluctable au fil des générations, tant sa valeur est faible pour qui ne l’a pas lui-même tenu au jour le jour. Mais quand par miracle il a survécu, ce petit objet garde entre ses feuillets comme un parfum d’intimité, porté par une écriture illisible, ordonnée seulement pour soi, en fragments épars. De fait, son ouverture comme par effraction diffuse un certain mystère qui le rend d’autant plus précieux à notre regard. Le carnet a donc une longue histoire et la rencontre de Perpignan de novembre prochain sera l’occasion de dire un mot à son sujet et aussi de partager nos expériences.

Pour en savoir plus sur Sylvie Mouysset :

http://framespa.univ-tlse2.fr/actualites/pratique/annuaire/mouysset-sylvie-24340.kjsp?RH=acteurs

Sylvie Mouysset, historienne, sera présente à la table ronde, animée par Roger Coste à libraire Torcatis le 12 novembre 2016 à 17 heures, à l’occasion de l’exposition En double compagnie de Muriel Valat-b et d’Hélène Peytavi.